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guide du marketing durable

Le Wiki du Marketing Durable et de la Communication Responsable

De quoi s’agit-il au juste ? Avez-vous déjà assisté à une réunion sur le développement durable et été désorienté par le jargon ? C’est normal, il y a beaucoup de nouveaux termes et beaucoup d’entre eux sont faussement similaires. Nous avons donc pensé que nous pourrions clarifier certaines choses et vous aider à définir certains de ces termes pour vous éviter de hocher la tête lors de votre prochaine réunion, sans savoir ce dont tout le monde parle.

Oh, et cette liste n’est en aucun cas exhaustive, alors faites-nous savoir s’il y a des omissions flagrantes et nous les ajouterons et vous en remercierons.

C’est parti.

Marketing durable vs green marketing

Ce ne sont pas des termes interchangeables, même s’ils sont très similaires. Nous avons d’ailleurs consacré un article entier au marketing durable ici, alors lisez-le.

Green marketing

Le green marketing (aussi appelé le marketing vert) est celui qui se concentre principalement sur les produits et les causes écologiques, pensez donc aux énergies renouvelables, à la pollution, aux déchets, aux matériaux, etc.

Marketing durable

Le marketing durable comprend le green marketing, mais s’intéresse également aux aspects sociaux et commerciaux – droits des travailleurs, rémunération équitable, approvisionnement en matières premières, pratiques de diversité, etc. Il s’intéresse à l’environnement, certes, mais aussi à l’impact des entreprises sur la société dans son ensemble.

Communication responsable

Elle rassemble deux enjeux : la création de messages responsables et sa diffusion via des supports éco-conçus. Tout en respectant les publics concernés, la transparence et l’inclusivité, elle a pour but de réduire l’impact environnemental des supports de communication. Elle inclut un engagement sur le long terme, à tous les niveaux, et permet de sensibiliser aux bonnes pratiques.

Greenwashing

Le Greenwashing consiste, pour une entreprise, à communiquer des arguments écologiques mensongers ou disproportionnés dans le but d’obtenir une image éco-responsable. Cette pratique, en plus de dénigrer la confiance entre les consommateurs et les entreprises, est un frein au développement de véritables engagements écologiques.

Autre sujet sur lequel nous avons consacré un article, le greenwashing consiste à faire du marketing vert sans rien faire. Ou plutôt : le mensonge. C’est un geste symbolique pour faire appel à nos meilleures natures et vendre plus de produits.

Label Lucie

Une accréditation d’une organisation indépendante. Pour obtenir cette certification, les entreprises doivent satisfaire à des normes élevées en matière de performances sociales et environnementales vérifiées, de transparence publique et de responsabilité juridique afin de trouver un équilibre entre profit et objectif.

Slow Content

Le slow content consiste à privilégier la qualité d’un contenu à sa quantité dans le but d’émerger de la masse. La précision, la durabilité et la pertinence sont les points essentiels d’un contenu responsable et juste. Cette pratique limite la surcharge contre-productive de l’information au profit d’une démarche de vérité et de responsabilité informative.

Évènement responsable

Un évènement responsable propose des solutions aux différentes problématiques environnementales et sociétales engendrées. Accessible à tous, il est notamment organisé dans un lieu facilement accessible, avec du matériel écoconçu, une restauration durable et une bonne gestion des déchets.

Tout sur le carbone

L’un des principaux objectifs de la durabilité est la réduction des émissions de dioxyde de carbone. Il n’est donc pas surprenant que de nombreux termes liés au carbone circulent.

Neutralité carbone

La neutralité carbone est l’objectif d’équilibrer le dioxyde de carbone (et les autres gaz à effet de serre) émis lors de la production de quelque chose. Elle vise à atteindre un taux d’émissions de carbone nul et peut être réalisée de plusieurs manières.

Compensation des émissions de carbone

Il s’agit d’une méthode permettant d’atteindre la neutralité carbone qui vise à compenser le carbone généré dans une zone en réduisant les émissions ailleurs, que ce soit en investissant dans les énergies renouvelables, en plantant des arbres ou en réalisant des économies ailleurs.

Carbone négatif

La réduction des émissions de carbone à un niveau inférieur à la neutralité, de sorte que l’effet net consiste à éliminer le carbone de l’atmosphère. Cela peut être réalisé en compensant le carbone par une quantité supérieure à celle que vous produisez.

Crédit carbone

Les crédits carbone sont une tentative de résoudre les émissions de carbone en utilisant les forces du marché. Un crédit carbone est un certificat négociable (ou jeton) qui représente le droit d’émettre une tonne de CO2. L’idée est que, à mesure que la demande de création d’émissions de carbone augmente, le prix du crédit carbone augmente également, ce qui incite à réduire les émissions. L’idée est, en quelque sorte, d’utiliser les mécanismes du capitalisme pour vaincre certains de ses symptômes. Il se pourrait que ce soit assez fou pour fonctionner.

Neutralité climatique

Interchangeable avec le terme « neutre en carbone« , mais avec une connotation un peu plus radicale. Par exemple, à Bee Yoo, nous avons réduit et ensuite compensé nos émissions de carbone et nous avons choisi d’utiliser ce terme sur notre site web.

Séquestration du dioxyde de carbone

Ce terme fait essentiellement référence à la capture ou à l’élimination à long terme du carbone de l’atmosphère terrestre. Les arbres le font déjà, d’où l’importance de l’Amazonie. Aujourd’hui, un nombre croissant d’entreprises cherchent à récolter et à convertir artificiellement le carbone pour l’utiliser dans des produits écologiques. C’est transformer un négatif en positif. Ou, si l’on pense aux revendications sur le carbone, peut-être plus d’un positif à un neutre ou un négatif.

R, mon cœur !

Les gens aiment les moyens mnémotechniques. Il existe donc un certain nombre de phrases qui permettent de simplifier certains principes de durabilité. Cela dit, il semble qu’il y ait un point de rendement décroissant en matière de mnémotechnie.

Les trois R

C’est simple. Réduire, Réutiliser, Recycler.

Les quatre R

Parce que trois ne suffisent pas, le quatrième R peut signifier Réparer. C’est un bon complément.

Les cinq R

Réduire, Réutiliser, Recycler, Réparer ET Refuser. Pas comme dans « déchets », mais comme dans « dire non ». Refusez d’accepter du plastique à usage unique, refusez d’accepter des cadeaux lors des conventions, refusez de travailler avec des partenaires qui ne travaillent pas de manière transparente.

Les six R

Je plaisante, il n’y a pas de sixième R. La technologie n’est pas encore allée aussi loin.

Emballage / déclarations de fin de vie du produit

Beaucoup de produits ont des revendications sur ce que vous pouvez faire avec le produit une fois que vous l’avez terminé, ou ce que vous pouvez faire avec l’emballage. Il existe des différences subtiles.

Recyclable

Probablement la plus simple, elle signifie que l’emballage peut être recyclé. Toutefois, cela ne signifie pas que votre centre de recyclage local l’acceptera ou que votre municipalité le mettra dans votre bac de recyclage. Vous devrez peut-être faire l’effort supplémentaire de l’apporter au recyclage.

Biodégradable

Il s’agit d’un produit qui se décompose naturellement en morceaux de plus en plus petits au fil du temps. Cependant, il est important de noter que ce n’est pas la même chose que…

Compostable

Le processus est plus rapide et peut généralement être réalisé dans votre compost domestique. Cependant, les deux termes peuvent être assez trompeurs et il n’y a pas de directives strictes sur la façon dont ils doivent être utilisés. Le problème est que certains produits nécessitent des conditions TRÈS strictes pour se décomposer, comme l’oxygène, la lumière ou la présence d’insectes. Ainsi, si un produit « biodégradable » se retrouve dans l’océan, il ne se décomposera pas nécessairement. De même :

Flushable

Celui-ci est assez vilain. Avez-vous déjà vu ces lingettes de toilette « jetables dans les toilettes » ? Le terme « flushable » fait référence à la capacité du produit à être jeté dans les toilettes sans les boucher. Cela ne signifie pas qu’une fois dans les égouts, elles se décomposent. En fait, les lingettes hygiéniques « jetables » constituent un énorme problème pour les infrastructures d’égouts, créant d’énormes blocages coûteux et des « fatbergs » cauchemardesques. Ne le faites pas.

Wishcycling

Bon, ce n’est pas vraiment du jargon marketing, mais c’est un nouveau concept intéressant que nous avons découvert sur Instagram. Il s’agit de jeter dans le bac de recyclage un objet dont on n’est pas sûr, dans l’espoir qu’il soit recyclé. C’est également un mot qui représente le sentiment distinctif que vous ressentez lorsque vous faites cela : une sorte de léger regret en croisant les doigts. Malheureusement, ce comportement, même s’il part d’une bonne intention, crée de gros problèmes aux usines de recyclage qui ne peuvent pas traiter ces déchets. Ne faites donc pas de wishcycle et ne jetez dans les bacs ou les boîtes de recyclage que les objets dont vous êtes certain.

Bon, ça suffit pour l’instant. Il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg du jargon de la durabilité (qui fond rapidement), alors faites-nous savoir ce que nous avons oublié et nous les ajouterons.

Ou, si nous sommes un peu désorientés par tous ces termes nouveaux et que vous connaissez mieux que nous l’un ou l’autre de ces termes, donnez-nous un coup de pouce et nous pourrons apporter quelques modifications pour obtenir une liste plus précise.

Numérique Responsable et Green IT

Ce lexique regroupe de manière non exhaustive les termes et notions rattachables au sujet du numérique responsable. Certains sont connus, d’autres beaucoup moins. L’enjeu est de disposer des bons concepts pour penser efficacement un sujet qui devient critique pour la société et l’avenir de nos enfants.

Numérique Responsable

Le numérique responsable vise à réduire l’impact écologique, économique et social des technologies de l’information et de la communication. Au bureau ou à la maison, certaines habitudes sont à adopter pour contribuer au développement durable (entretenir son matériel, acheter d’occasion ou reconditionné, réparer, éteindre et mettre en veille…).

Green IT (informatique durable, informatique verte, numérique responsable)

Le Green IT est un concept qui vise à réduire l’empreinte écologique, économique et sociale des technologies de l’information et de la communication.

Selon la définition du journal officiel de la République Française en 2009, ce sont les écotechniques de l’information et de la communication (éco-TIC) dont la conception ou l’emploi permettent de réduire les effets négatifs de l’activité humaine sur l’environnement.

Pour résumer : c’est la réduction de l’impact du système informatiques de son organisation

Accessibilité Numérique

L’accessibilité numérique est la mise à disposition de tous les individus, quels que soient leurs aptitudes physiques ou mentales, des ressources numériques. Elles se doivent alors d’être perceptibles, utilisables, compréhensibles et robustes. L’accessibilité numérique concerne les sites web, les applications, la télévision et la radio numérique, les contenus audios et vidéos, etc.

ACV (Analyse du Cycle de Vie)

L’analyse du cycle de vie est l’outil le plus abouti en matière d’évaluation globale et multicritère des impacts environnementaux. Cette méthode normalisée permet de mesurer les effets quantifiables de produits ou de services sur l’environnement. On pratique généralement des ACV de type screening dans le domaine du numérique.

DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques)

Les DEEE sont définis par l’article R543-172 du code de l’environnement
“On entend par “équipements électriques et électroniques” les équipements fonctionnant grâce à des courants électriques ou à des champs électromagnétiques, ainsi que les équipements de production, de transfert et de mesure de ces courants et champs, conçus pour être utilisés à une tension ne dépassant pas 1 000 volts en courant alternatif et 1 500 volts en courant continu.”

La collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) doit s’accompagner du tri, du traitement sélectif et de la valorisation des déchets. Elle est mise en oeuvre par l’entreprise, ou confiée à des éco-organismes agréés.

Éco-conception de services numériques

Un service numérique peut être conçu de façon responsable avec une vision d’ensemble de son cycle de vie : de la fabrication à la fin de vie. Selon le standard international ISO 14062, “l’éco-conception” consiste à intégrer l’environnement dès la conception d’un produit ou service, et à toutes les étapes de son cycle de vie”.

Éco-conception web

En plus de réduire son impact écologique, un site éco-conçu est accessible, éthique et sécurisé. Souvent oublié, l’empreinte écologique d’un site web n’est pourtant pas négligeable. Choisir un hébergeur vert, éliminer les fonctionnalités inutiles ou favoriser un design épuré permet de réduire cet impact.

Effet rebond

L’effet rebond exprime l’idée qu’une innovation visant à l’utilisation plus efficace d’une ressource, dans le but d’en réduire la consommation, entraîne habituellement une augmentation plus ou moins importante de la consommation globale de cette ressource. C’est le plus souvent la consommation d’énergie qui est concernée. Ainsi après une innovation qui rend un équipement plus efficace, une partie ou la totalité du gain potentiel que l’on pouvait attendre de cette innovation est annihilée suite à différentes augmentations de consommation résultant de mécanismes divers tant micro que macro-économiques.

Low-tech numérique

La low-tech numérique consiste à utiliser des technologies numériques robustes, simples, moins importantes sur l’environnement, peu consommatrices de ressources et très largement répandues, pour répondre aux besoins quotidiens. (définition GreenIT.fr)

Sac à dos écologique

Ou notion d’empreinte cachée. Il s’agit de tenir compte de l’impact environnemental d’un objet avant même qu’il n’ait été utilisé, toutes les pollutions induites ou les ressources prélevées pour le fabriquer.

C’est le poids caché de l’ensemble des ressources naturelles (extraction, énergie, eau, biosphère…) nécessaires à la fabrication d’un produit.

Cela comprend toute la quantité de matériaux extraits et résidus, le pétrole et l’eau utilisée, la part de biosphère, ramenée à la proportion d’un exemplaire du produit. Son calcul est basé sur l’indicateur MIPS (mesure de la quantité des matières indispensables par unité de service).

On parle de sac à dos car celui-ci est invisible, caché derrière le produit en question.

Par exemple

  • un smartphone pèse entre 100 et 300 grammes : son sac à dos écologique représente environ 200/250 kg de matières. C’est énorme !
  • Pour un ordinateur de bureau, il faut compter 1 à 3 tonnes.
  • Le litre de jus d’orange, c’est un sac à dos d’une tonne.
  • Pour une alliance de 5 g. d’or, il faut compter 2 tonnes !

Sobriété numérique

La sobriété numérique est une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique. L’expression « sobriété numérique » a été forgée en 2008 par l’association GreenIT.fr pour désigner « la démarche qui consiste à concevoir des services numériques plus sobres et à modérer ses usages numériques quotidiens».

Label Numérique Responsable

Opéré par l’agence Lucie, le label Numérique Responsable permet de rassembler toutes les organisations qui s’engagent à réduire l’impact du numérique. Organisé autour de 6 étapes, il est le garant de la crédibilité d’une démarche numérique responsable. Conçu pour s’adapter à tous types d’organisations, son objectif est de réduire les effets négatifs du numérique.

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